De la naissance du graffiti à New York jusqu’à son apparition dans les plus grandes galeries d’art, cet article qui est le premier de notre série sur le street art te fera découvrir les moments forts de cet art qui pour longtemps ne fut considéré que comme du vandalisme. Il sera également l’occasion de revenir sur la différence entre « tag » et « graffiti » qui reste encore très méconnu.

La naissance du Graffiti aux USA

Le Graffiti est né à New York et a subi l’essentiel de son développement et de sa transformation dans cette ville, puis s’est répandu aux États-Unis, en Europe et même ailleurs. 

En fait, le premier graffiti est apparu sur un mur de New York à la fin des années 1960. Ce phénomène a eu beaucoup d’ampleur et les graffitis se sont propagés rapidement dans toute la ville, en particulier dans les métros. Avec la naissance de la culture hip-hop, le graffiti s’est de nouveau propagé au milieu des années 1970 et l’a inclus dans son expression (Le hip-hop comprend également le rap, le break dancing, le DJ et la danse hip-hop). En plus de la proximité dans la forme et l’esthétique, le graffiti appartient désormais à la culture hip-hop, qui est attribuée à l’action unifiée de la doctrine, dont le but est de trouver explicitement des alternatives à la violence des gangs.

Cependant, New York est également la capitale contre les graffitis. La municipalité a lancé une guerre contre les graffitis dans les années 1970 car elle était considérée comme la source de tous les fléaux sociaux qui ont tourmentés la ville à cette époque (grave crise financière, chômage généralisé chez les jeunes, etc.), ce qui fait émerger la théorie du “mur marqué”. 

Laisser la liberté au graffiti est considéré comme ouvrir la porte à la dégradation urbaine et même au développement de la criminalité. Ne trouvez-vous pas cela surprenant pour un art dont l’un des objectifs principaux est de trouver une alternative à la violence des gangs ?

L’arrivée du graffiti en France

Le graffiti a fait son apparition en France dans les années 1980. A cette époque les artistes qui se sont tournés vers cet art à contre-courant, étaient perçus comme des « vandales » qui posaient leurs graffitis sur les murs et les rames du métro parisien.

Les premiers artistes à rendre populaire le graff dans l’hexagone ont commencés sur les palissades du Louvres en 1986 à l’instar de Banga, qui aujourd’hui a presque 50 ans : « Mon tout premier graff, c’était en 1986, sur les palissades du Louvre, avec des bombes pour voitures métallisées, c’était pitoyable ».

Banga fait partie de la toute première génération de graffeurs français au côté de Bando, Kay One, Kool Shen, Ash ou encore l’Américain JonOne qui avait posé ses valises chez nous en provenance de New York en 1987. Tous ces artistes se sont inspirés à l’époque du livre du photographe Henry Chalfrant, « Subway Art » sorti en 1984, qui reste le livre le plus volé au monde, étrange pour la bible des graffeurs ? On s’en fout un peu, oui ils nous ont mis tellement d’étoiles dans les yeux en s’en inspirant…

A partir de 1986, deux lieux deviennent « the place to be » pour les artistes de graffiti, les palissades du Louvre et « le terrain de la Chapelle » à Stalingrad.

C’est au début des années 1990 que l’image du graffiti change en France et fait son entrée dans les musées (musée des monuments français en 1992, devenu le palais de Chaillot). Et par la suite le graffiti à fait son entrée dans les galeries plus huppées de la capitale.

Du tag au graffiti

Le tag et le graffiti sont tous deux issus du street art. Pour autant ils ne sont pas synonymes. En effet, ne pas savoir faire la différence entre les deux revient à ne pas savoir différencier un kart d’une formule 1. Alors pour te la frimer devant tes amis et éviter de faire la confusion entre tag et graffiti voici une brève présentation des caractéristiques du tag et du graffiti :

Le tag est la signature de l’artiste. Il s’agit d’un lettrage fait par l’artiste. Celui-ci ne contient pas de reliefs ni d’aspect 3D. Il s’agit juste de l’écriture du nom ou du pseudo de l’artiste qui doit être de préférence facilement lisible. Celui-ci doit être rapide à faire afin d’être reproduit en grande quantité. Pour autant l’artiste ne doit pas pendre le tag à la légère car celui-ci est sa signature et il est le reflet du style du taggeur.

Le graffiti quant à lui est une évolution du tag, c’est un peu le Dracaufeu de Salamèche. Le graffiti est l’étape d’au-dessus du tag. Le graffiti est bien plus complexe à réaliser. Celui-ci peut contenir du relief, de la couleur, des dégradés et même plusieurs dimensions. La lisibilité est parfois plus compliqué qu’un tag cependant cela nous importe peu car nos yeux sont souvent bien plus occupés à s’émerveiller devant l’œuvre qu’à essayer de décrypter les lettres. Le graffiti demande énormément de travail et est beaucoup plus long à réaliser qu’un tag mais le rendu visuel est bien supérieur.

Si tu es toi-même un artiste n’hésites pas à nous contacter. Nous serions ravis de découvrir et de partager tes plus belles créations. Artistes incognito sera fier d’améliorer ta visibilité !

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